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venerdì 25 gennaio 2013

Un po' di storia...

Due perle dal sito pedagogico della Biblioteca nazionale di Francia, curiosità di altri tempi che ci aiutano a vedere con occhi più lucidi le origini delle pratiche di oggi nei parti ospedalieri, e una possibile lettura delle difficoltà odierne delle madri nel post-parto e dei padri nel sentirsi implicati nella nuova famiglia dopo il parto...

La jeune accouchée
Térence, Comédies, France (Paris), vers 1410
Enluminure de Maître de Luçon
Paris, BnF, Arsenal, manuscrit 664, fol. 230v.
Le théâtre de Térence est très lu au Moyen Âge. Sur cette enluminure qui illustre une scène de L'Hécyre, que l'on traduit par "la belle-mère", le jeune Pamphyle parle avec son père et son beau-père. Ce dernier rend visite à sa fille, qui vient d'accoucher. Après l’accouchement, la mère a l’obligation de rester alitée jusqu’au moment des relevailles, la purification rituelle qui se déroule à l’église quarante jours après la naissance. Cette période lui permet de retrouver ses forces et oblige son époux à s’impliquer dans le ménage, les soins de puériculture et l’éducation de ses autres enfants.


Planche anatomique d'obstétrique chirurgicale : corps féminin
Dans Le Guide des accoucheurs... , pl. 3
Jacques Mesnard (1685-1746), auteur, Paris, ed.de Bure, 1743.
BnF, Sciences et techniques, 8-TE121-36
Le XVIIIe siècle voit une progressive dépossession des sages femmes au profit des chirurgiens accoucheurs. Les hommes vont peu à peu conquérir le droit exclusif d'exercer un métier traditionnellement féminin, d'abord dans les villes et les milieux aisés. Dans les campagnes, la résistance est plus forte, l'univers des femmes et celui des hommes plus cloisonné. C'est dans les hôpitaux, et en particulier à l'Hôtel-Dieu de Paris, que les chirurgiens acquièrent leur expérience. Les femmes sont autorisées à commencer le travail mais elles ne doivent user d'aucun instrument. En 1755, un arrêt du parlement de Paris leur interdit l'exercice de la chirurgie.
Au XVIIIe siècle, la connaissance fait des progrès décisifs. La fréquence des accidents à la naissance reste toutefois plus importante qu'aujourd'hui, avec des risques de mortalité ou de stérilité car on ne connaît ni antisepsie, ni anesthésie. Les cas difficiles représentent 2% (contre 1 pour 1 000 aujourd'hui) ; soit environ 500 accouchements à risque sur les 25 000 annuels à Paris vers 1780.
La mère peut encore mourir d'hémorragie, de fièvre. Ainsi, la fièvre puerpérale, contagieuse, est due au manque d'hygiène : personne ne se lave les mains, les pansements ne sont pas stérilisés. La mortalité féminine est nettement supérieure à la mortalité masculine, dans la tranche d'âge 20-35 ans. En moyenne, on compte une femme qui meurt en couches pour 80 baptêmes. Parmi les femmes ayant environ entre sept et dix enfants, une sur dix meurt donc en couches.


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